Alors voila on s'imagine souvent que le bonheur ce serait facile, ce serait gagner au lotto et échouer sa carcasse de smicard sur une île qui désormais nous appartient, se faire prendre à pleine bouche par une inconnue dans un ascenseur la turgescence qui sert de repère à la naissance pour dire à la maman suante et droguée à la péridurale (là faut m'excuser je suis pas sûr des termes obstétriques) "c'est une fille" "c'est un garçon" parfois rien du tout et on met le bébé dans une éprouvette ou une chambre stérile pour étudier ses interactions avec des rats plus tard... eh merde a me suis perdu dans ma phrase. Donc le bonheur ce serait un truc qui nous tomberait sur le coin de la gueule, un truc devant lequel on dit "ah ben si je me serais douté" (oui le bonheur nuit à l'intellect).
Eh ben non ahah! Le bonheur c'est un truc que tu peux avoir que si tu sens que c'est justice. Bien sûr le fait de se faire violer en mode Emile Louis par une bombasse de derrière les fagots doit pas puer de la gueule, mais réfléchissons une seconde. Allez steuplait... Après je te laisserai faire ce que tu veux avec l'image de cette belle inconnue nymphomane que j'ai fait naître dans ton esprit. Bon, c'est parti. Donc tu peux imaginer sans peine que le bonheur d'un enfant africain, asiatique, européen, américain, océanien, arctiquien ou antarctiquien (ouais je suis pas raciste) famélique devant un bon paquet de gâteau genre des Kango vaut bien plus que ce que toi t'éprouves devant un repas de Noël. Pourquoi? Parce qu'il en a chié! Ou plutôt il a pas dû beaucoup chier dans sa vie et c'est justement ça qui est terrible!
Alors est-ce que nous aussi gavés de margarine St Hubert 41 et de raviolis Buitoni en boîte, abreuvés de Candy'up et de Villageoise, obnubilés par des torrents d'émissions télé plus entertainantes les unes que les autres, est-ce que nous aussi bordel on aurait pas droit au bonheur?
La réponse est oui, on y a droit! Mais c'est pas facile. L'autre jour attablé en compagnie d'un ami fort sympathique devant des calamars frits, des pommes de terre sautées et deux bouteilles de 75cl de Kingfisher sorti d'un frigo n'ayant rien à envier à ma chambre à Nancy vers le 4 février, tout ceci dans une ville de la côte de l'Inde qui donne sur le Golfe persique (parce que arabique ça sonne trop moderne rapport au fait eh ben que la Perse ça existe plus donc c'est classe, comme le veut l'adage: ce qui existe plus était mieux et plus classe), tout ça après une petite baignade dans une eau turquoise et un peu trop chaude à mon goût (merde on est quand même en novembre!), eh ben devant tout ça je me suis dit que ça devait être une des fois dans ma vie où j'étais le plus proche du paroxysme du bonheur (oui je pourrais dire Nirvana mais j'ai déjà dit que c'était pas un blog sur l'Inde).
Ahah, je te tiens salopard que je me suis dit! Je t'avais déjà vu filer au loin genre quand tu crois tombé amoureux et qu'après tu t'aperçois que ce putain de bonheur t'a refilé dans les pattes de la meuf aux finitions pas toujours réussies voir aussi dangereuse que ces nounours fabriqués en Chine qui au milieu de la nuit se jettent sur les bébés et les dévorent parce qu'ils ont un défaut de fabrication (si c'est vrai, je l'ai lu dans "Le journal du bon Français dans son pays, lui". Cherchez pas il ont changé de nom pour "Picsou Magazine" rapport à des problèmes judéo-maçonniques juridiques, c'est moins trash comme titre mais le contenu reste le même).
Donc ce salopard de bonheur semblait enfin rendre les armes comme Vercingétorix devant César dans le livre qu'on m'avait offert petit que j'ai perdu et que ça me fait grave chier (c'était un livre avec tous les évènements par ordre chronologiques de l'Histoire de France, une page sur l'histoire et en face une illustration, si vous voyez de quoi je veux parler ou si c'est vous qui me l'avez volé envoyez votre adresse ainsi que votre code d'immeuble, c'est plus sympa).
Mais soudain une pensée sautant avec une lance m'assaille (notez cette blague en envoyant un chiffre de 0 à 1000 au 87554), cette pensée est la suivante: qu'est ce que t'as fait pour ça? Bon je me disais aussi que je ferais bien mordre les draps à une jeune fille rencontrée il y a peu au cours de mes études en Indes mais bon on va se concentrer sur une pensée un peu originale parce que si vous voulez savoir ce que pense la partie de mon cerveau dédiée aux pensées cochonnes on a pas fini (cette partie du cerveau qui s'imagine 10 plans cul avec des femmes différentes à la seconde, eh ouais 10 à la seconde, je suis un fameux serial-fucker!).
Est-ce que je le mérite bon dieu! Qu'est ce que j'ai fait à part me traîner dans la vie comme une vieille barrique qu'on roule de la crèche à la maternelle, de l'école primaire à la prépa (ouais j'épargne les détails), pour finir en école de commerce sans se fatiguer. Si je suis en Inde c'est uniquement parce que j'ai coché une croix sur un formulaire d'échange universitaire et franchement à part bouffer un peu plus de mon futur héritage les doigts de pieds au vent j'y fais pas grand chose.
Alors voila, j'ai élaboré cette théorie que j'appellerai "Paradygme de Piège de Cristal" (ouais je sais y a pas de Y à paradigme mais ça péte, tout comme dans pète c'est un accent grave mais moi je le prononce avec un accent aigu parce que ça a pas le même sens honnêtement). Donc cette théorie ou paradigme ou hypothèse ou autre veut que le bonheur absolu ne puisse se trouver que dans la situation de John McClane à la fin du film: il en a chié, il est fatigué, il est divorcé, ses gosses lui manquent, il a une carrière de merde, il a du verre dans les pieds (ça c'est le pire), il a tué plein d'êtres humains (ben ouais faut grandir les méchants dans les films au pire ils méritent un procès, faut pas être fasciste même si bon ça à la limite ça peut être fun de flinguer le bourreau de sa femme surtout s'il s'appelle Gruber). Bref il est au bout du rouleau quand enfin il a tué tout le monde et qu'il embrasse sa femme parce que ouais on sait bien qu'à la fin tous les gens qui divorcent en vrai ils s'aiment (cf: intégrale des films hollywoodiens comportant la notion de divorce), John McClane est soulagé, il est bien, il jouit. Voila le bonheur, le vrai. Alors à côté passer une nuit dans un bus (même indien!) pour le lendemain se retrouver dans mon petit resto de bord de mer ça fait un peu petite bite.
Si j'étais un con pompeux je vous parlerais du complexe christique judéo-chrétien qui fait de nous tous (y compris les non-croyants petit malin j'te vois venir) de petits SM en puissance. Comment vous expliquez autement le succès des catégories Bondage, Deep throat et autre Triple zigounettes dans le pétard sur des sites pour lesquelles je ne ferais aucune publicité, le nombre de mes propres clics à eux seuls pouvant leur assurer des revenus conséquents (conséquents par rapport à quoi je sais pas mais bon j'ai pas envie d'avoir de problème avec la police qui surveille les chieurs apôtres du bon français donc je sème dux trois lieux communs)?
Alors, demande-je, que dois-je faire? Me lacérer le dos avec une ceinture cloutée avant de fumer la moindre clope? Me planter les doigts dans la prise avant d'aller regarder les nouvelles vidéos de chat sur internet?
Nan, ce serait trop simple (non je suis pas lâche!) il faut que les éléments qui font qu'on en chie au départ soient fortuits (et donc que le bonheur soit fortuit aussi, et là tu te dis que j'ai réfuté cette hypothèse au départ et là je te réponds que c'est un blog et que t'es pas M. K, mon prof de philo d’hypokhâgne et si c'est toi eh ben euh bonjour monsieur, vous allez bien? Vous avez vu j'ai cité votre théorie sur les SM judéo-chrétiens, comment ça j'ai dit que c'était une théorie de connard pompeux?). Eh ouais, sinon ça marche pas. Comme quand on cherche une meuf, il faut pas s'y attendre sinon dieu n'envoie pas la brune au 85C avec un chignon nous parler rapport à un cours eh ben qu'elle a pas compris et qu'elle voudrait qu'on l'aidasse.
Convaincu? Nan? Eh ben allez vous faire foutre.