samedi 20 novembre 2010

Le bonheur ça se mérite

Alors voila on s'imagine souvent que le bonheur ce serait facile, ce serait gagner au lotto et échouer sa carcasse de smicard sur une île qui désormais nous appartient, se faire prendre à pleine bouche par une inconnue dans un ascenseur la turgescence qui sert de repère à la naissance pour dire à la maman suante et droguée à la péridurale (là faut m'excuser je suis pas sûr des termes obstétriques) "c'est une fille" "c'est un garçon" parfois rien du tout et on met le bébé dans une éprouvette ou une chambre stérile pour étudier ses interactions avec des rats plus tard... eh merde a me suis perdu dans ma phrase. Donc le bonheur ce serait un truc qui nous tomberait sur le coin de la gueule, un truc devant lequel on dit "ah ben si je me serais douté" (oui le bonheur nuit à l'intellect).

Eh ben non ahah! Le bonheur c'est un truc que tu peux avoir que si tu sens que c'est justice. Bien sûr le fait de se faire violer en mode Emile Louis par une bombasse de derrière les fagots doit pas puer de la gueule, mais réfléchissons une seconde. Allez steuplait... Après je te laisserai faire ce que tu veux avec l'image de cette belle inconnue nymphomane que j'ai fait naître dans ton esprit. Bon, c'est parti. Donc tu peux imaginer sans peine que le bonheur d'un enfant africain, asiatique, européen, américain, océanien, arctiquien ou antarctiquien (ouais je suis pas raciste) famélique devant un bon paquet de gâteau genre des Kango vaut bien plus que ce que toi t'éprouves devant un repas de Noël. Pourquoi? Parce qu'il en a chié! Ou plutôt il a pas dû beaucoup chier dans sa vie et c'est justement ça qui est terrible!

Alors est-ce que nous aussi gavés de margarine St Hubert 41 et de raviolis Buitoni en  boîte, abreuvés de Candy'up et de Villageoise, obnubilés par des torrents d'émissions télé plus entertainantes les unes que les autres, est-ce que nous aussi bordel on aurait pas droit au bonheur?

La réponse est oui, on y a droit! Mais c'est pas facile. L'autre jour attablé en compagnie d'un ami fort sympathique devant des calamars frits, des pommes de terre sautées et deux bouteilles de 75cl de Kingfisher sorti d'un frigo n'ayant rien à envier à ma chambre à Nancy vers le 4 février, tout ceci dans une ville de la côte de l'Inde qui donne sur le Golfe persique (parce que arabique ça sonne trop moderne rapport au fait eh ben que la Perse ça existe plus donc c'est classe, comme le veut l'adage: ce qui existe plus était mieux et plus classe), tout ça après une petite baignade dans une eau turquoise et un peu trop chaude à mon goût (merde on est quand même en novembre!), eh ben devant tout ça je me suis dit que ça devait être une des fois dans ma vie où j'étais le plus proche du paroxysme du bonheur (oui je pourrais dire Nirvana mais j'ai déjà dit que c'était pas un blog sur l'Inde).

Ahah, je te tiens salopard que je me suis dit! Je t'avais déjà vu filer au loin genre quand tu crois tombé amoureux et qu'après tu t'aperçois que ce putain de bonheur t'a refilé dans les pattes de la meuf aux finitions pas toujours réussies voir aussi dangereuse que ces nounours fabriqués en Chine qui au milieu de la nuit se jettent sur les bébés et les dévorent parce qu'ils ont un défaut de fabrication (si c'est vrai, je l'ai lu dans "Le journal du bon Français dans son pays, lui". Cherchez pas il ont changé de nom pour "Picsou Magazine" rapport à des problèmes judéo-maçonniques juridiques, c'est moins trash comme titre mais le contenu reste le même).

Donc ce salopard de bonheur semblait enfin rendre les armes comme Vercingétorix devant César dans le livre qu'on m'avait offert petit que j'ai perdu et que ça me fait grave chier (c'était un livre avec tous les évènements par ordre chronologiques de l'Histoire de France, une page sur l'histoire et en face une illustration, si vous voyez de quoi je veux parler ou si c'est vous qui me l'avez volé envoyez votre adresse ainsi que votre code d'immeuble, c'est plus sympa).

Mais soudain une pensée sautant avec une lance m'assaille (notez cette blague en envoyant un chiffre de 0 à 1000 au 87554), cette pensée est la suivante: qu'est ce que t'as fait pour ça? Bon je me disais aussi que je ferais bien mordre les draps à une jeune fille rencontrée il y a peu au cours de mes études en Indes mais bon on va se concentrer sur une pensée un peu originale parce que si vous voulez savoir ce que pense la partie de mon cerveau dédiée aux pensées cochonnes on a pas fini (cette partie du cerveau qui s'imagine 10 plans cul avec des femmes différentes à la seconde, eh ouais 10 à la seconde, je suis un fameux serial-fucker!).

Est-ce que je le mérite bon dieu! Qu'est ce que j'ai fait à part me traîner dans la vie comme une vieille barrique qu'on roule de la crèche à la maternelle, de l'école primaire à la prépa (ouais j'épargne les détails), pour finir en école de commerce sans se fatiguer. Si je suis en Inde c'est uniquement parce que j'ai coché une croix sur un formulaire d'échange universitaire et franchement à part bouffer un peu plus de mon futur héritage les doigts de pieds au vent j'y fais pas grand chose.

Alors voila, j'ai élaboré cette théorie que j'appellerai "Paradygme de Piège de Cristal" (ouais je sais y a pas de Y à paradigme mais ça péte, tout comme dans pète c'est un accent grave mais moi je le prononce avec un accent aigu parce que ça a pas le même sens honnêtement). Donc cette théorie ou paradigme ou hypothèse ou autre veut que le bonheur absolu ne puisse se trouver que dans la situation de John McClane à la fin du film: il en a chié, il est fatigué, il est divorcé, ses gosses lui manquent, il a une carrière de merde, il a du verre dans les pieds (ça c'est le pire), il a tué plein d'êtres humains (ben ouais faut grandir les méchants dans les films au pire ils méritent un procès, faut pas être fasciste même si bon ça à la limite ça peut être fun de flinguer le bourreau de sa femme surtout s'il s'appelle Gruber). Bref il est au bout du rouleau quand enfin il a tué tout le monde et qu'il embrasse sa femme parce que ouais on sait bien qu'à la fin tous les gens qui divorcent en vrai ils s'aiment (cf: intégrale des films hollywoodiens comportant la notion de divorce), John McClane est soulagé, il est bien, il jouit. Voila le bonheur, le vrai. Alors à côté passer une nuit dans un bus (même indien!) pour le lendemain se retrouver dans mon petit resto de bord de mer ça fait un peu petite bite.

Si j'étais un con pompeux je vous parlerais du complexe christique judéo-chrétien qui fait de nous tous (y compris les non-croyants petit malin j'te vois venir) de petits SM en puissance. Comment vous expliquez autement le succès des catégories Bondage, Deep throat et autre Triple zigounettes dans le pétard sur des sites pour lesquelles je ne ferais aucune publicité, le nombre de mes propres clics à eux seuls pouvant leur assurer des revenus conséquents (conséquents par rapport à quoi je sais pas mais bon j'ai pas envie d'avoir de problème avec la police qui surveille les chieurs apôtres du bon français donc je sème dux trois lieux communs)?

Alors, demande-je, que dois-je faire? Me lacérer le dos avec une ceinture cloutée avant de fumer la moindre clope? Me planter les doigts dans la prise avant d'aller regarder les nouvelles vidéos de chat sur internet?
Nan, ce serait trop simple (non je suis pas lâche!) il faut que les éléments qui font qu'on en chie au départ soient fortuits (et donc que le bonheur soit fortuit aussi, et là tu te dis que j'ai réfuté cette hypothèse au départ et là je te réponds que c'est un blog et que t'es pas M. K, mon prof de philo d’hypokhâgne et si c'est toi eh ben euh bonjour monsieur, vous allez bien? Vous avez vu j'ai cité votre théorie sur les SM judéo-chrétiens, comment ça j'ai dit que c'était une théorie de connard pompeux?). Eh ouais, sinon ça marche pas. Comme quand on cherche une meuf, il faut pas s'y attendre sinon dieu n'envoie pas la brune au 85C avec un chignon nous parler rapport à un cours eh ben qu'elle a pas compris et qu'elle voudrait qu'on l'aidasse.

Convaincu? Nan? Eh ben allez vous faire foutre.

vendredi 19 novembre 2010

Je mange pô

"Hey you look thinner!" "Oh ben non c'est parce que je fais du sport"
Bien sûr que non que je fais pas un poil de sport c'est juste que depuis un mois et demi, 6 semaines, 42 jours, 1008 jours je me trouve dans un pays magique qu'on appelle communément l'Inde, moi je dis les Indes rapport au fait que j'ai jamais digéré le coup de Gandhi et Nehru qui ont pensé faire les malins en devenant indépendant genre "si on peut se débrouiller tout seul", Lord Mountbatten le con a répondu "Même pas cap" et on sait ce que ça a donné, résultat ils se sont tous barrés et ont décidé d'aller ouvrir des restaurants et des boutiques de souvenirs dans toutes les capitales du monde et même à Poitiers (!).

Bref entre deux évacuations de population, volontaires ou non, à destination de l'hémisphère nord que dans un souci de clarté nous appellerons chez moi, ou vers des pays plus propices à l'épanouissement de la foi de chacun, c'est à dire qu'ils ont viré à coup de pompes dans le cul tout ce qui avait l'audace de pas adorer Vishnu et les quelques autres 200 dieux veaux, vaches, cochons... vers des pays riants et pleins de ressources qu'on appelle le Pakistan et le Bangladesh (pluies torrentielles en août, chaleur infernale le reste de l'année, bref le pied).

Donc entre deux parties de jambe en l'air et de prières (les deux se font le plus souvent en même temps) les Hindous ont réussi à développer une cuisine. Et quelle cuisine, personne ne sait marier avec tant d'art les différents épices et ingrédients en des mets délicats relevant les saveurs qui proviennent de toutes les régions du pays, qui du Kerala, qui du Tamil Nadu, qui du Madaya Pradesh, bon j'arrête là vous avez compris. Cette cuisine qui je le sais aujourd'hui a été conçue comme une arme à destination de l'occident. Ô fous qui êtes en quête des armes de destruction à portée massive en Iraq, envoyez plutôt vos GI dans les cuisines du sous-continent (c'est pas un jugement c'est comme ça que ça s'appelle). Là se trouvent les pires armes bactériologiques jamais imaginées: à savoir LES ÉPICES!!!

Pas un grain de riz qui ne soit recouvert de curry et autre massala à faire reculer même le plus vulgaire palais de France. Pas un gramme de sauce qui ne puisse provoquer une détonation s'il venait à tomber trop violemment sur le sol (travailler dans une épicerie en Inde c'est pire que le salaire de la peur). Tout ce qui peut abréger les souffrances c'est une ablation du membre lingual brûlé ou du jus de fruit glacé il est vrai plus pratique si on veut continuer à rouler des patins goulus à de l'Indienne en lui faisant croire que ceci est le geste d'amour le plus distingué qui soit à savoir le French Kiss (je sais pas à quel génie diabolique on doit cette invention mais je lui paie une bouteille de Beaujolais nouveau quand il veut).

Donc voila votre serviteur, adepte de bonne chère, de bouchées à la reine, de cassoulet, de Flammenkuche, de...de fondue bourguignonne, de...de oh merde je viens de jouir rien qu'à l'évocation de ces mets. Bref votre serviteur n'en peut plus et pense de plus en plus sérieusement à commander du saucisson via la Redoute à Roubaix (pourquoi Roubaix?) mais j'ai vérifié ils font pas, au mieux je peux commander de la bouffe en Inde mais vous savez quoi? Ben c'est de la bouffe indienne. Ah ça ils nous font des rues entières de restos Hindous mais ils sont pas foutu de te vendre du Français ici. T'essayes le Mcdo en désespoir de cause et là qu'est ce qu'on te propose? Le Mc Maharadja, un truc même pas gras avec deux grammes de poulet et le reste d'épices. Big Mac connaissent pas, bacon non plus, essaye même pas de chercher un kebab. Vous vous rendez compte, le dernier endroit de la terre où y a pas de kebab! Bon dieu si c'est pas une preuve de sous-développement qu'est ce que c'est?

Donc pour la dixième fois ré-ca-pi-tu-l-o-n-s: pas de viande à part du poulet et un peu d'agneau (là faudra m'expliquer en quoi l'agneau est un animal qui vaut moins qu'une vache, c'est trop mignon un agneau, je pensais que c'était ça le critère des végétariens) enfin là encore faut chercher avant d'en trouver, y a moins de non-vég restaurants que de bar gay à Bar-le-Duc. Pas de viande et attends la meilleure, pas d'alcool non plus. Ahahah la bonne blague, sur le papier ça donne pas envie mais on est loin et on sirote une bière en se disant que bon dieu on peut bien s'en passer 6 mois, mais après c'est la réalité, plus une ligne dans le Lonely Planet! Résultat tu te fournis au marché noir à des tarifs prohibitifs (pour l'Inde hein, faut pas déconner et mettre plus de 5 bucks dans une bouteille) et tu passes tes journées à harceler tes potes en leur demandant quand arrive la prochaine livraison comme un putain de camé à la con qui poireaute des heures en attendant le salaud qui se pointe avec 3 jours de retard pour lui refiler du lait maternel Blédina mélangé à du détergent pour chiottes et un poil de ce qui aurait pu être de la drogue avant.

Bref riz, épices et pas d'alcool, et pis c'est tout et si t'es pas content c'est pareil et c'est pas une question c'est un ordre, etc...
Je n'ai pas supporté le non mélange et après peut être une semaine de bonne volonté et de problèmes gastriques à côté desquels un cancer du colon doit être une partie de plaisir j'ai décidé d'arrêter de m'alimenter dans un autre but que pouvoir continuer à aller sur internet et fumer des clopes. Finis les "oh ouais j'en reprendrais bien", finis les bidons qui dépassent du jean que t'es obligé de faire péter la ceinture et parfois même le slip, fini fini. D'aucuns diront que c'est une maladie, je leur pisse à la raie en proclamant "c'est un truc de meuf!" Et c'est vrai ça a franchement rien à voir, c'est juste que l'idée de descendre aller bouffer dans cette cantine climatisée pire que le rayon surgelé chez Cora et de remplir mon plateau-plat en ferraille (vla l'ambiance taule!) me fait passer la moindre idée de faim si immense soit elle. Çà et la clope.

Bon je rassure tout le monde je mange quelques toasts avec du beurre dès fois pour conserver la peau qui commence à toucher sévèrement mes os. Franchement je fais ce que je peux mais là quand même c'est pô humain.

Seul échappatoire, dans mon placard se terrent encore 5 boîtes de pâté Hénaff et 2 de cassoulet que je ne sais d'ailleurs pas comment je vais les cuisiner. Je pense que j'en parlerai à l'hôpital pour qu'ils me les foutent sous perf' d'ici une semaine. Je dis ça et ça se trouve ils vont me foutre en taule pour recel d'animal mort et mijoté à la sauce périgourdine, ce derneir point qui je le rappelle est ici passible de l'exécution par éléphant comme le prouve ma photo de profil.

Le mieux dans tout ça c'est que j'ai découvert le sens de la vie et ça s'appelle la bouffe. Et je pense ce que je dis!

jeudi 18 novembre 2010

Joe Dassin - Le Cafe des Trois Colombes

Alain Chamfort et Questions pour un champion online

Quand t'es à l'étranger tu te construis ta France à toi, ça doit tenir dans ta chambre, tu peux t'aider d'internet et c'est vital. Si t'as pas ça tu te mets à délirer et tu peux finir par aimer le pays où tu te trouves, c'est très dangereux.
Quand je parle d'étranger je veux dire loin hein, pas genre l'Italie, en Italie t'as qu'à enlever les O et les I au bout des mots et c'est comme Saulxures-les-Nancy. Nan je parle du vrai dépaysement, genre quand tu sors dans la rue les gens te regardent avec un mélange de "Qu'est ce qu'il est venu foutre ici ce blond?" et "Putain si je veux vendre mon stock de crème solaire c'est maintenant!" Enfin l'étranger quoi, qui fout les boules!

Donc pour rester sain et Français je me suis bâti une contre culture à base de Joe Dassin et de pâté en boite (Hénaff, mon fidèle compagnon). Je me tape l'intégral Mocky blotti sous ma couette et je lis Montaigne (putain pourquoi j'ai pris Montaigne, faut vraiment être con genre "c'est un chef d'oeuvre donc ce sera l'idéal", c'est juste chiant en fait). Et puis y a Skype, c'est super Skype, tu peux voir ta mère préparer une choucroute, tu t'y croirais tellement que t'en mords les draps, la cuisine devient pornographique, t'en rêves la nuit et tu te réveilles encore tout suant parce que tu rêvais de l'usine Fleury Michon.
Vous allez me dire "oh mais mec t'es fou profite du voyage!" mais putain c'est pas un voyage c'est six mois ok? Les vaches au milieu de la route tu trouvais ça trop classe, maintenant tu les insultes parce qu'elles ralentissent le rickshaw qui t'amène vers ton bureau de tabac officiel, celui où le mec te connait tellement qu'il te gruge même pas en te rendant la monnaie. Au début tu kiffes la chaleur, maintenant tu te prostituerais pour ressentir le froid le vrai, quand t'as les mains gelés tu sais quand t'allumes ta clope en hiver. Et j'en ai pleins d'autres comme ça.
Et puis j'y suis tous les jours en voyage, j'ai pas besoin de me forcer, et rassure toi je vis l'Inde quoi que je fasse dès que je sors de mon lit, je parle un mix d'anglais et d'Hindi du lever au coucher, je kiffe ma race chaque trajet en rickshaw, chaque singe que je vois, chaque ruelle que j'emprunte en me sentant plus perdu qu'un enfant dans une piscine à boule chez McDo (je m'y perdais souvent petit, t'imagines pas l'angoisse) donc me sors pas tes leçons et laisse moi me plaindre un peu.

En voiture Simone!

Hum, bon ben voila euh, qu'est ce qu'on fait maintenant? C'est ma première fois, j'ai jamais eu de vrai blog avant, alors je sais pas trop comment ça se passe. Bien sur comme tout le monde j'ai eu un skyblog mais c'était un plaisir solitaire et un peu honteux. D'accord donc j'écris ça et toi tu lis. Oulah, ça me fait un peu mal. Rentre plus doucement dans ma vie s'il te plait. Sois tendre. Éteins la lumière, mets une musique d'ambiance et prends ton pied!

J'étais tranquillement en train d'écouter C'est ma vie d'Adamo, en slip sur mon lit, en fumant une clope et en lisant le blog de ioudgine (sublime, à lire absolument), et là je me suis dit qu'au lieu de vivre ma vie d'otarie échouée et inutile je pourrais mettre mes après-midi indiens à profit si j'écrivais quelque chose.
Mais écrire quoi, ah, écrire quoi?
Ben écrire ce dont je parlerais en France à mes meilleurs amis, des conneries, des anecdotes, parler de la dernière vidéo de chat, des meufs que je kiffe...
Histoire d'en finir avec ce putain d'éloignement qui change les conversations que vous avez avec vos meilleurs potes dès que vous êtes plus exactement au même endroit là maintenant. Ce putain de truc qui fait surgir des questions à la con genre "Quoi de neuf?" "Tu vas bien?" "Tu manges quoi?" "T'as une meuf?"
Bref le genre de questions que tu poses pas à quelqu'un que tu vois tous les jours. Résultat les conversations deviennent les mêmes que tu parles à Romain ton pote queutard resté à Nancy (c'est un exemple je prends un nom au hasard, toute ressemblance nanana fortuite) et Mamie Malou dans les Vosges.
Romain "Quoi de neuf?"
Mamie "Alors c'est comment l'Inde?"
Romain "Tu te fais chier avoue?"
Mamie "Tu t'amuses bien?"
Romain "T'as kén au moins?"
Mamie "Et t'as trouvé une petite copine?"
Et puis tu mélanges et tu réponds que "t'as pas encore kén" à Mamie et c'est le bordel.

Donc parlons d'autre chose, enfin plutôt parleje (impératif à la première personne de parler).
Oui car c'est que moi qui parle là t'as remarqué, enfin quoique si tu réponds tout seul devant ton ordinateur c'est ton problème.
Avant d'en finir je veux dire ce que ce blog ne sera pas un blog de voyage à la con, enfin j'espère.
Ah et puis aussi faut expliquer le nom: ben en fait c'est assez évident je crois, et j'ai déjà expliqué d'ailleurs alors fais pas chier. Mon nom c'est énetwène? (je me souviens plus de l'orthographe) parce que c'est ce que ça donne quand des Indiens essaient de prononcer mon nom.
Bon j'ai déjà des trucs à écrire donc j'arrête là pour les préliminaires, prépare toi au coït.